Olivier Messiaen.

Olivier-Messiaen

Olivier Messiaen est un compositeur français, né le 10 décembre 1908, à Avignon dans un univers littéraire. Son père, Pierre Messiaen, est professeur d’anglais et sa mère, Cécile Sauvage, poétesse auteur notamment de L’âme en bourgeon….

Très tôt, il est touché par la religion catholique qui influencera toute son œuvre.
Il commence à étudier le piano vers six ans, d’abord en autodidacte.

De sa petite enfance, il conservera l’amour des montagnes du Dauphiné, où il retournera fréquemment pour composer.

Au Conservatoire de Paris, où il entre à 11 ans, il rencontre d’éminents professeurs: Marcel Dupré, Charles-Marie Widor, Paul Dukas. Il fait de brillantes études et obtient des premiers prix en harmonie, fugue, contrepoint, accompagnement au piano, histoire de la musique, orgue, improvisation à l’orgue, et composition.
En 1931, Olivier Messiaen est nommé titulaire des grandes orgues de l’église de la Trinité, à Paris, poste qu’il occupera pendant 61 ans. Il improvise, compose beaucoup, expérimente ses idées musicales, inspirées par le plain-chant les modes anciens et orientaux, ainsi que par les chants des oiseaux qui le fascinent. Il décide même de devenir ornithologue.

Transposées, harmonisées, réécrites et développées, ces mélodies constitueront la colonne vertébrale de ses compositions.
Il commence à enseigner en 1934, à l’École Normale de Musique de Paris et à la Schola Cantorum. Il devient professeur d’harmonie au Conservatoire en 1942. En 1936, il fonde avec André Jolivet, Daniel-Lesur et Yves Baudrier le groupe Jeune France qui, sous le patronage d’Hector Berlioz, veut remettre l’Homme au centre des préoccupations musicales. En 1940, pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est interné au stalag (camp de prisonniers) à Görlitz, en même temps que trois autres instrumentistes:
un clarinettiste, un violoniste et un violoncelliste.
Pour eux, il compose son émouvant Quatuor pour la fin du Temps.
La première est donnée dans le camp, lui-même tenant la partie piano.

Libéré en 1941, il est nommé l’année suivante professeur d’harmonie au Conservatoire de Paris où, d’emblée, il fait partager à ses élèves sa passion pour les modes extra-européens, les rythmes, les chants d’oiseaux. La fin de la guerre lui inspire des musiques d’espoir comme les Trois petites Liturgies de la présence divine pour chœur de femmes, piano, ondes Martenot et orchestre.

De 1943 à 1947, il organise ses premiers cours (privés) d’analyse, auxquels participe entre autres Pierre Boulez. En 1947, il devient, toujours au Conservatoire de Paris, professeur d’analyse, d’esthétique musicale et de rythme, puis, en 1966, professeur de composition.

Olivier Messiaen n’aborde la symphonie qu’en 1949. La commande lui vient de Serge Koussevitsky, chef du Boston Symphony Orchestra .
À cette occasion, il voit grand ! par la durée (10 mouvements, 1H20 de musique, 400 pages de partition… )
Par le volume instrumental (orchestre au grand complet plus 2 solistes : un piano et un clavier d’ondes Martenot. ).

De 1949 à 1951, Messiaen enseigne l’analyse rythmique dans le cadre des célèbres Cours d’été de Darmstadt. En 1951, Mode de valeurs et d’intensités pour piano, deuxième des Quatre Études de rythme; Cette page restera toutefois le seul gage que le compositeur donnera au sérialisme : elle correspond en fait à une période de crise artistique qui prendra fin par la systématisation de l’emploi des chants d’oiseaux, qui jusque là n’avaient qu’une fonction décorative.

Il recevra de nombreuses commandes dont son unique opéra, Saint François d’Assise, qui rassemble l’ensemble de ses préoccupations.

Le 28 septembre 1971, il est reçu à l’Élysée à la table du président Pompidou.
sont conviés également: Rolf Liebermann, prochain patron de l’Opéra de Paris, Jacques Duhamel, successeur d’André Malraux aux Affaires culturelles.
À cette occasion, Rolf Liebermann lui demandera de créer un opéra pour le palais Garnier. Voilà le début d’une aventure qui durera 12 ans.  : encore professeur au Conservatoire et titulaire de l’orgue de la Trinité, il ne s’y consacre qu’en 1975 ; quatre années sont nécessaires pour la rédaction des trois actes, quatre autres pour leur orchestration.
Il reste actif jusqu’à sa mort à 84 ans. Parmi ses dernières œuvres d’importance, citons Éclairs sur l’Au-Delà…, vaste fresque prémonitoire de plus d’une heure pour grand orchestre.

son épouse, la pianiste Yvonne Loriod, sera toujours pour lui, son ” interprète=”” idéale”.<=”” p=””>

Il meurt le 27 avril 1992 à Clichy-la-Garenne.

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